La maladie d’Alzheimer est la forme la plus fréquente de démence, touchant près de 900 000 personnes en France. Elle est caractérisée par un dépôt de protéines amyloïdes et tau dans le cerveau, entraînant une destruction progressive des neurones et un déclin cognitif irréversible. Face à l’absence de traitement curatif, de nouvelles approches complémentaires sont étudiées, dont l’oxygénothérapie hyperbare (OHB).
L’OHB repose sur l’administration d’oxygène pur à haute pression dans une chambre hyperbarre. En augmentant drastiquement la concentration d’oxygène dans le plasma et les tissus cérébraux, l’OHB favorise la néovascularisation cérébrale, réduit l’inflammation neurologique et pourrait stimuler la neuroplasticité. Ces mécanismes sont particulièrement intéressants dans le contexte de la maladie d’Alzheimer, où la réduction de la perfusion cérébrale est un facteur aggravant bien documenté.
Une étude piloté publiée dans la revue Aging a observé, après des séances répétées d’OHB chez des patients atteints de démence légère à modérée, une amélioration de la perfusion cérébrale mesurable par imagerie, associée à des améliorations cognitives subjectives rapportées par les patients et leurs aidants. Ces résultats restent préliminaires mais ouvrent des perspectives prometteuses.
L’OHB est également explorée dans le cadre de la prévention du vieillissement cérébral. Une étude israélienne publiée dans Aging Cell a démontré que des sessions répétées d’OHB induisaient un rallongement des télomères et une réduction des cellules sénescentes chez des sujets âgés en bonne santé, deux marqueurs biologiques du vieillissement cellulaire. Ces observations suggèrent un effet anti-vieillissement potentiel.
Le centre Oxygenome, à Issy-les-Moulineaux (toutes les séances se déroulent exclusivement dans ce centre ; le bureau du 16ème arrondissement de Paris est réservé aux activités administratives), propose un accompagnement personnalisé pour les patients et leurs proches souhaitant explorer l’OHB comme complément dans la prise en charge du déclin cognitif. Chaque protocole est élaboré en lien avec les médecins traitants et neurologues.
